A FORM OF LIFE
Andrea Medjesi
October 15 - December 3, 2022

For her first Parisian exhibition, Andrea Medjesi gives birth to a new “form of life” from her painting — A form of life that raises questions and provokes our way of looking at it.

 

At first glance, we see shapes. Organic and pure. We don't know if they are human or alien. Alter or anti ego. Troubled and disturbing shapes. In touch with their environment.

These forms cannot remain fixed. They are on the move. We end up realizing that we are witnessing, between each painting, the evolution and transformation of the same form. Its metamorphosis.

It’s a feminine form. Who hatches. Then grows. Before aging.

 

Andrea Medjesi was inspired by Ovid's Metamorphosis to describe this molting. In the Greek poet's book, the female forms are always submissive and flouted. They are form-objects. In Andrea's paintings, the shapes adapt and transform. They are malleable in order to survive better. And in an environment which also takes part in its own transformation, the forms seem to oscillate. Between love and loss. Between attraction and rejection of the atmospheres that surround them.

Andrea Medjesi has been inspired by science fiction – from Ridley Scott to Japanese avant-gardes – but also by her reading. From Foucault's biopolitics to Deleuze's "body without organ". Passing through Bataille, Agamben, the surrealists, Rubens, Caravaggio. 

Andrea Medjesi likes to be alone to paint. She starts with a color, a tone - like this pigment called "Caput Mortuum", taken from the colors of  a baroque earth, which serves as the basis of her paintings. Then she dialogues with her painting. She lets the painting resonate within her.

And she keeps, with its life forms, many open questions. Our relationship to the virtual, to the digital, to hybrid forms. How can we communicate what has been alienated? How do these new forms of life manifest themselves? Is there a metaphysics of these forms?

Through painting, Andrea Medjesi brings us to the answers that she has never stop looking for.

Boris Bergmann

© Courtesy of Andrea Medjesi and Galerie Julien Cadet

© Credits photo: Thomas Marroni

Pour sa première exposition parisienne, Andrea Medjesi fait naître de sa peinture une nouvelle « forme de vie » — A form of life qui interroge et provoque notre regard. 

 

Au premier coup d’œil, on aperçoit des formes. Organiques et pures. On ne sait pas si elles sont humaines ou aliènes. Alter ou anti égo. Des formes troublées et troublantes. En prise avec leur environnement. 

Ces formes ne peuvent rester figées. Elles sont en mouvement. On finit par se rendre compte qu’on assiste, entre chaque tableau, aux évolutions d’une même forme. À ses métamorphoses. 

C’est une forme féminine. Qui vient éclore. Puis grandit. Avant de vieillir. 

 

Andrea Medjesi dit s’être inspirée des Métamorphoses d’Ovide pour décliner cette mue féminine. Dans le livre du poète grec, les formes féminines sont toujours soumises et bafouées. Elles sont formes-objets. Dans les tableaux d’Andrea, les formes s’adaptent, se transforment. Elles sont malléables pour mieux survivre. Et dans un environnement qui lui aussi prend part à sa propre transformation, les formes semblent osciller. Entre amour et perte. Entre attirance et rejet des atmosphères qui les entourent. 

Andrea Medjesi confie avoir été inspirée par la science-fiction — elle cite Ridley Scott et les avant-gardes japonaises — mais également par ses lectures. De la biopolitique de Foucault au « corps sans organe » de Deleuze. En passant par Bataille, Agamben, les surréalistes, Rubens, Caravage. Les influences sont multiples. 

Andrea Medjesi aime se retrouver seule pour peindre. Elle part d’une couleur, d’un ton — comme ce pigment nommé « Caput Mortuum », aux couleurs de terre baroque, qui sert de base à ses tableaux. Puis elle dialogue avec sa peinture. Elle laisse en elle la peinture résonner.

Et garde, avec ses formes de vie, de nombreuses questions ouvertes. Notre rapport au virtuel, au digital, aux formes hybrides. Comment peut on communiquer ce qui a été aliéné ? Comment se manifestent ces nouvelles formes de vie ? Y a-t-il une métaphysique des formes nouvelles ? 

Par la peinture, Andrea Medjesi nous amène aux réponses qu’elle ne cesse elle-même de chercher.

Boris Bergmann