THE FREAKS ARE STEALING OUR SUNSHINE
Bill Saylor
September 3 - October 8, 2022

When he finds his way through the painting, Bill Saylor moves forward with a minimal outline of a plan. With only open-ended, malleable sketches, Saylor allows the composition to build with the paintings materiality. Some images arise along the way — flames, jellyfishes, eyes, suns, tentacles or teeth. They might come from the dichotomy of his childhood spent in the Pennsylvania wilderness where his father raised racing pigeons, and where encroaching industrialization of the landscape was ever-present. Or maybe from his experience as a diver in Californian deep waters. Or, quite simply, from his dreams.
 

It doesn't matter. Very quickly the images no longer count. We can abandon the comfort of realism. Painting, alone, takes over. And we sink into its multiple layers, into its striking colors. Its pure forms. Large supernatural spaces that become paintings.


Bill Saylor paints outdoors in the vastness of a Pennsylvanian field. Or between the four tight walls of his studio in Bushwick, Brooklyn. In these two places, he is flooded by the full force of the elements. First of all: the weather. This last summer, which was particularly arid, forced him to leave Pennsylvania to take refuge in New York. The high temperatures influenced his psychology, and the very materiality of his paintings. The colors are burning. And the title of his exhibition — "The Freaks Are Stealing Our Sunshine" — tells how global warming, and those responsible for it, are turning the sun into an enemy, banishing the joy usually brought by its rays.
 

Since the 90s, Bill Saylor has been painting. Before the Internet and Instagram. Long before painting found itself trapped in the screens of our phones. Original figure of the Manhattan Meat Packing district, where he created works that would first appear in Kenny Schachter's roving exhibitions, and later Brooklyn scenes, he is an inspiration for a large number of artists — from Jordy Kerwick to Eddie Martinez and Katherine Bernhardt. His career is unique in its duration, in its commitment and its density.
 

He is represented by Magenta Plains gallery in New York and Loyal Gallery in Stockholm. He was artist in residence at the Chinati Foundation in Marfa.
 

"The Freaks Are Stealing Our Sunshine" is his first exhibition in France. La Galerie Julien Cadet wanted to show the work of a essential artist for a whole generation. And for many artists represented by the gallery.


Boris Bergmann

© Courtesy of Bill Saylor and Galerie Julien Cadet

© Credits photo: Thomas Marroni

Lorsqu’il trouve sa voie à travers la peinture, Bill Saylor avance sans plan spécifique. Sans idées prédéfinies ou compositions prévues à l’avance. Certaines images surgissent en chemin — une flamme, une méduse, des yeux, des soleils, des tentacules ou des dents. On peut supposer qu’elles proviennent de son enfance passée dans la nature sauvage de Pennsylvanie où son père élevait des pigeons voyageurs. Ou peut être de son expérience de plongeur dans les eaux de Californie. Ou alors, tout simplement, de ses rêves.


Peu importe, car très vite les images ne comptent plus. On quitte le confort du réalisme. La peinture seule prend le dessus. On s’enfonce dans ses couches multiples, dans ses couleurs saisissantes Dans les formes pures. De grands espaces surnaturels qui deviennent peinture.
 

Bill Saylor peint à l’extérieur, dans l’immensité d’un champ de Pennsylvanie. Ou alors, entre les quatre murs resserrés de son atelier de Bushwick, à Brooklyn. Dans ces deux lieux, il est traversé de plein fouet par les éléments. En premier lieu : la météo. Ce dernier été, particulièrement aride, l’a obligé à quitter la Pennsylvanie pour se réfugier à New York. Les hautes températures ont influencé sur sa psychologie, et sur la matérialité même de ses tableaux. Les couleurs n’en sont que plus brûlantes. Et le titre de son exposition — « The Freaks Are Stealing Our Sunshine » — raconte comment le réchauffement climatique, et ses responsables, transforment le soleil en un ennemi, bannissant la joie habituellement provoquée par ses rayons.
 

Depuis les années 90, Bill Saylor peint. Bien avant Internet et Instagram. Bien avant que la peinture se retrouve enfermée dans les écrans de nos téléphones. Figure originelle de la scène de Brooklyn, il est une inspiration pour un grand nombre d’artistes — de Jordy Kerwick à Eddie Martinez en passant par Katherine Bernhardt. Sa carrière est unique dans sa durée, dans son engagement et sa densité.
 

Il est représenté par la galerie Magenta Plains à New York et la Loyal Gallery de Stockholm. Il a été artiste en résidence à la Chinati Foundation à Marfa.
 

« The Freaks Are Stealing Our Sunshine » est sa première exposition en France. La Galerie Julien Cadet tenait à montrer l’oeuvre d’un artiste décisif pour toute une génération d’artistes. Et pour de nombreux artistes représentés par la galerie.


Boris Bergmann